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March 12 Saut en parachuteLe week-end dernier, nous nous sommes retrouvé à Queenstown pour le grand saut... Au départ, nous devions sauter samedi matin, mais nous avons été repportés à plusieurs reprises pour finalement sauter vers 19 h. Du coup nous en avons profiter pour nous balader, faire de la luge, se baigner dans le lac et bronzer tranquillement. Nous avons pris le bus vers le site de parachute vers 17h. J'avoue qu'à ce moment-la je me sentais un peu fatigué, et j'avais un peu peur pour mes oreilles, sachant que j'étais enrhumé. Mais juste avant de monter dans l'avion, l'exitation était à son comble et je me sentais en pleine forme. Vers 19h donc, vient le moment de s'encastrer dans l'avion. Avec Nick le canadien d'origine chinoise, Michelle et Bryce les américains et nos quatres moniteurs, nous étions assis sur le sol, sérrés comme des sardines. Mon moniteur, parlons-en, un bulgare bizarre, un peu brute, bref rien de très très rassurant, sachant que je confis ma vie à ce gars. Mais bon dans l'avion, ça se passe pas mal, à défaut d'être cool, il a l'air pro. La concentration effaçant peut-être le stress, en tout cas, je n'ai pas eu peur. Je suis le mieux placé pour voir la vue à travers la porte-vitré, c'est superbe. Après une dizaine de minutes de montée, l'avion se met à l'horizontale, et là tout va très vite. La porte s'ouvre, Bryce est le premier à sauter, je ne regarde même pas, trop concentré, ou peut-être que ma conscience refusait de voir ce qui allait m'arriver, Bryce a sauté, je suis le suivant. Mon moniteur s'assoit au bord de l'avion, je suis accroché devant lui, pendant dans le vide. Je mets la tête en arrière, les jambes en arrière, je m'accroche à mes bretelles, à cet instant le temps semble s'être arrêté. J'attends. Puis tout a basculé. Les yeux grands ouverts, je sens mon corps tomber dans le vide, je comprends pas très bien ce qui se passe, mais je pense que nous avons fait une sorte de backflip en tombant de l'avion. La décharche d'adrénaline est maximale... Il n'y a pas de mot pour décrir cette sensation de tomber dans le vide. Il faut le vivre. Les quelques secondes de chutes libres sont extraordinaires, je peux enfin crier, laisser éclater ma joie. L'air vient tellement vite, que j'ai l'impression d'avoir du mal à respirer, trop d'air sans doute qui rend l'expiration plus difficile. Je vois un petit nuage arriver, puis l'instant d'après il a disparu, je l'ai traversé. Ca va tellement vite..., mais trop vite, le parachute s'ouvre. Ce qui frappe à ce moment, c'est le silence, le vol à l'état pur. Puis mon moniteur me fait tourner, j'ai l'impression de me retrouver dans une centrifugeuse. On descend tellement vite que l'on double Bryce. Je fait signe à mon moniteur de se calmer pour que je puisse profité encore un peu de la vue sur le lac et les montagnes. L'atterissage est facile, Klaus me détache, je retrouve ma liberté de mouvement, mais je suis de nouveau prisonnier de la gravité. Je me sens extremment fatigué, j'ai envie de m'allonger sur le sol, mais je resiste.
Deux heures plus tard, après un bon steack frites accompagné d'un sauvignon blanc St Clair, une longue soirée commence.
Le lendemain sera plus tranquille, on traine dans le jardin botanique au bord du lac, puis on rentre à Dunedin. Encore merci à Mae qui a organise ce week-end inoubliable. TrackbacksThe trackback URL for this entry is: http://tomlekiwi.spaces.live.com/blog/cns!8084C47F51915862!519.trak Weblogs that reference this entry
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